L'Énigme du désir : ma mère, ma mère, ma mère

L'Énigme du désir : ma mère, ma mère, ma mère

Technique Huile sur toile
Dimensions 110,5 × 150,5 cm
Localisation Pinakothek der Moderne, Munich
Mouvement Surréalisme

L'Énigme du désir : ma mère, ma mère, ma mère, peinte par Salvador Dalí en 1929 — année charnière de sa rencontre avec Gala et de son adhésion au groupe surréaliste —, est l'une des œuvres fondatrices de sa première période. Sur la gauche, un autoportrait de Dalí endormi prend la forme d'une longue tête couchée au sol — image directement empruntée au Grand Masturbateur peint la même année.

De cette tête s'échappe une grande forme molle organique, structure cellulaire ou rocher creusé d'alvéoles dans lesquelles s'inscrit, répété en série, le mot « ma mère » écrit en français — incantation obsessionnelle qui cristallise toute l'angoisse œdipienne du jeune peintre. Sur la droite, un personnage barbu accompagne le rêveur, possible figure paternelle, tandis que des fourmis grouillent au premier plan.

L'œuvre, peinte au moment même où Dalí rompt définitivement avec son père qui lui reproche sa liaison avec Gala, est l'une de ses confessions psychanalytiques les plus crues et l'une des premières applications de la méthode paranoïaque-critique. Elle entre dans la collection de la Pinakothek der Moderne à Munich.